UNE GUINEE NOUVELLE EST POSSIBLE

𝐂𝐎𝐎𝐏𝐄́𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐔𝐍𝐈𝐕𝐄𝐑𝐒𝐈𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 : 𝐀𝐋𝐏𝐇𝐀 𝐁𝐀𝐂𝐀𝐑 𝐁𝐀𝐑𝐑𝐘 𝐄𝐓 𝐋𝐔𝐂 𝐁𝐑𝐈𝐀𝐑𝐃 𝐒𝐂𝐄𝐋𝐋𝐄𝐍𝐓 𝐔𝐍𝐄 𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐘𝐍𝐀𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐄́𝐆𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐋𝐀 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐀 𝐆𝐔𝐈𝐍𝐄́𝐄

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, et l’Ambassadeur de France en Guinée, 𝐋𝐮𝐜 𝐁𝐫𝐢𝐚𝐫𝐝, ont signé ce soir une convention de subvention consacrant le lancement du 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐅𝐄𝐅 𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨-𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞 (𝐂𝐎𝐎𝐏𝐄́𝐑𝐀𝐓𝐈𝐕𝐄). Cette initiative marque une étape déterminante dans la modernisation de l’enseignement supérieur guinéen et dans la consolidation d’un partenariat académique d’envergure entre les deux pays.

Porté par une vision commune, le programme s’articule autour de quatre axes structurants : la mobilité des enseignants-chercheurs, la co-construction de programmes de formation, la transformation numérique des pratiques pédagogiques, et le développement de l’entrepreneuriat étudiant. Ensemble, ces leviers visent à renforcer les capacités académiques, à améliorer la qualité de l’enseignement et à aligner les institutions guinéennes sur les exigences contemporaines.

Dans son intervention, 𝐋𝐮𝐜 𝐁𝐫𝐢𝐚𝐫𝐝 s’est réjoui de cette nouvelle étape dans la coopération franco-guinéenne. « 𝐉𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞, 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞 », a-t-il déclaré. En évoquant l’ouverture du projet 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟒𝟎 et le Sommet africain sur l’intelligence artificielle, il a rappelé que la Guinée « 𝐬’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 ».

Le diplomate a souligné que le projet FEF reflète une écoute attentive de la vision portée par le ministre 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲. Il s’agit, selon lui, d’un programme « précis dans sa structure, mais suffisamment ouvert pour permettre une co-construction profonde avec les partenaires guinéens, des secteurs public et privé ».

Pour le ministre 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲, cette convention constitue un levier majeur pour amplifier les réformes engagées ces dernières années. « 𝐂𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬𝐞𝐬, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜̧𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 », a-t-il affirmé.

Le ministre a rappelé que le Président de la République a récemment doté les enseignants-chercheurs d’ordinateurs équipés, afin de favoriser l’adoption de nouvelles méthodes pédagogiques. Le projet FEF permettra ainsi aux enseignants de concevoir eux-mêmes leurs contenus, de digitaliser leurs cours, et de s’intégrer pleinement aux environnements virtuels d’apprentissage.

Il a également souligné l’importance des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, pour virtualiser les enseignements, élargir l’accès aux ressources et surmonter des contraintes récurrentes telles que le déficit d’infrastructures.

Le volet entrepreneuriat figure parmi les priorités du gouvernement. Le ministre a insisté sur la nécessité de former des étudiants « 𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞́𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 », susceptibles de se transformer en créateurs d’entreprises et d’emplois. À long terme, cette dynamique doit contribuer à l’émergence « d’une génération de capitaines d’industrie », renforçant ainsi la souveraineté économique du pays.

Quant au pilier de la mobilité académique, il permettra aux enseignants-chercheurs guinéens d’accéder aux standards internationaux, tout en offrant aux enseignants français l’occasion de s’immerger dans les réalités locales. Cette mobilité accélérera la qualification des programmes en particulier les masters et favorisera la création de nouveaux programmes doctoraux, essentiels à la montée en gamme du système universitaire guinéen.

Partager:

Facebook
Twitter
LinkedIn

Vidéo à la une