UNE GUINEE NOUVELLE EST POSSIBLE

Les piliers de Simandou 2040

Le programme Simandou 2040 s’inscrit dans une vision de transformation structurelle de la Guinée à long terme. Il vise à faire des ressources, des infrastructures et du potentiel humain du pays des leviers de développement économique et social durable.

 

Cette ambition repose sur cinq grands piliers complémentaires, couvrant les principaux secteurs de la vie économique et sociale du pays.

 

Ce premier pilier place l’agriculture, la transformation des produits et le commerce au cœur de la transformation économique de la Guinée.

 

* Renforcer la sécurité alimentaire

 

L’objectif est d’accroître la capacité de la Guinée à produire suffisamment de denrées alimentaires pour répondre aux besoins de sa population et réduire sa dépendance aux importations.

 

Cela implique notamment :

 

–        l’amélioration de la productivité agricole ;

–        la modernisation des techniques de production ;

–        l’accès des producteurs aux équipements, aux intrants et aux financements ;

–        le développement de l’irrigation et des infrastructures agricoles ;

–        l’amélioration du stockage et de la conservation des produits.

 

L’enjeu est de permettre à l’agriculture de contribuer davantage à la stabilité alimentaire et économique du pays.

 

* Moderniser les filières agricoles

 

La transformation de l’agriculture passe par une meilleure organisation des différentes chaînes de valeur : production, collecte, stockage, transformation, transport et commercialisation.

 

La modernisation doit permettre de passer progressivement d’une agriculture essentiellement orientée vers la production primaire à des filières agricoles plus structurées, productives et compétitives.

 

Une attention particulière peut ainsi être portée aux filières présentant un fort potentiel économique, notamment le riz, les fruits, les légumes, l’élevage et d’autres productions adaptées aux différentes régions du pays.

 

* Développer la transformation locale

 

L’un des enjeux majeurs consiste à transformer davantage les matières premières produites en Guinée sur le territoire national.

 

Au lieu d’exporter uniquement des produits bruts, le développement d’unités de transformation permet de créer davantage de valeur ajoutée, de développer les entreprises locales et de générer des emplois.

 

La transformation locale peut ainsi contribuer à faire émerger une véritable industrie agroalimentaire guinéenne, capable de satisfaire le marché national et, à terme, de renforcer la présence des produits guinéens sur les marchés régionaux et internationaux.

Le
deuxième pilier met l’accent sur le capital humain, la connaissance, la
recherche, l’innovation et la culture, qui constituent des éléments essentiels
d’une transformation durable.

 

*
Promouvoir l’excellence académique et la formation

 

Le
développement économique nécessite une population disposant de compétences
adaptées aux besoins du pays.

 

Il
s’agit donc de renforcer :

 

–       
la
qualité de l’enseignement ;

–       
la
formation professionnelle et technique ;

–       
les
compétences scientifiques et technologiques ;

–       
l’employabilité
des jeunes ;

–       
l’adéquation
entre les formations et les besoins du marché du travail.

 

L’objectif
est de former une nouvelle génération de professionnels, techniciens,
ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et cadres capables d’accompagner la
transformation du pays.

 

*
Encourager la recherche et l’innovation

 

La
recherche scientifique doit contribuer directement à la résolution des défis
nationaux.

 

Le développement
de la recherche et de l’innovation peut notamment favoriser :

 

–       
la
création de nouvelles technologies ;

–       
l’amélioration
des méthodes de production ;

–       
la
transformation des ressources locales ;

–       
le
développement de solutions dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de
l’environnement et du numérique ;

–       
la
création de startups et d’entreprises innovantes.

 

Les
universités, les centres de recherche, les entreprises et les acteurs publics
sont ainsi appelés à renforcer leurs collaborations afin de faire de la
connaissance un moteur du développement national.

 

*
Valoriser le patrimoine et le rayonnement culturel de la Guinée

 

La
transformation du pays ne concerne pas uniquement l’économie. Elle comprend
également la valorisation de son identité, de son histoire, de ses traditions
et de sa diversité culturelle.

 

Le
patrimoine culturel peut constituer un levier de développement à travers la
promotion des arts, de la musique, de l’artisanat, du tourisme culturel et des
industries créatives.

 

La
culture devient ainsi à la fois un instrument de cohésion sociale et un facteur
de rayonnement de la Guinée à l’échelle régionale et internationale.

Ce
troisième pilier concerne les infrastructures physiques et numériques
indispensables à la compétitivité et à la modernisation du pays.

 

Développer des infrastructures modernes et des corridors logistiques

Le
développement économique nécessite des infrastructures capables de faciliter la
circulation des personnes, des marchandises et des services.

 

Cela
concerne notamment :

 

–       
les
routes ;

–       
les
chemins de fer ;

–       
les
ports ;

–       
les
plateformes logistiques ;

–       
les
infrastructures énergétiques ;

–       
les
infrastructures urbaines.

 

Le
développement de corridors logistiques doit permettre de mieux connecter les
zones de production aux marchés nationaux et internationaux et de faciliter les
échanges commerciaux.

 

*
Installer des parcs industriels

 

Les
parcs industriels peuvent constituer des espaces dédiés à l’implantation et au
développement des entreprises.

 

Ils
permettent notamment de rapprocher les entreprises des infrastructures
nécessaires à leur activité et de favoriser la création d’écosystèmes
industriels.

 

Le
développement de ces espaces peut contribuer à :

 

–       
attirer
les investissements ;

–       
favoriser
la transformation locale ;

–       
développer
les chaînes de valeur ;

–       
créer
des emplois ;

–       
renforcer
la compétitivité des entreprises guinéennes.

 

*
Étendre les réseaux numériques et les nouvelles technologies

 

La
transformation numérique constitue désormais un élément essentiel du
développement économique et social.

 

L’objectif
est de renforcer l’accès à Internet et aux technologies numériques, tout en
développant les compétences nécessaires à leur utilisation.

Cela
concerne notamment :

 

–       
l’amélioration
de la connectivité ;

–       
la
digitalisation des services publics ;

–       
le
développement du commerce électronique ;

–       
la
promotion des startups technologiques ;

–       
le
développement des compétences numériques ;

–       
l’utilisation
de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes.

 

Le
numérique doit ainsi devenir un outil d’accès aux services, d’innovation, de
productivité et d’inclusion.

Le quatrième pilier vise à renforcer les mécanismes économiques et financiers
permettant d’accompagner durablement les investissements et le développement du secteur privé.


Renforcer l’inclusion financière 

 

L’inclusion financière consiste à permettre au plus grand nombre d’accéder à des services financiers adaptés et accessibles.

Cela concerne notamment :

–       les comptes bancaires ;

–       les services de paiement numérique ;

–       le crédit ;

–       l’épargne ;

–      les services financiers destinés aux petites et moyennes entreprises.

 

L’objectif est de permettre aux ménages, aux entrepreneurs et aux entreprises d’accéder plus facilement aux instruments nécessaires pour investir, produire et

développer leurs activités.


Soutenir l’investissement productif

 

L’investissement doit contribuer à développer les capacités de production du pays.

 

Il peut notamment être orienté vers :

 

–       l’agriculture ;

–       l’industrie ;

–       les infrastructures ;

–       les technologies ;

–       les PME ;

 

–       la transformation des ressources locales.

 

L’enjeu est de favoriser des investissements capables de créer de la valeur ajoutée, des emplois et des revenus, tout en renforçant progressivement les capacités économiques nationales.

*
Développer des instruments financiers stratégiques

 

Le développement de nouveaux instruments financiers doit permettre à la Guinée de mieux mobiliser et gérer ses ressources.

 

Parmi les mécanismes évoqués figure notamment la mise en place d’un fonds souverain national, destiné à contribuer à la gestion et à la valorisation des ressources du pays dans une perspective de long terme.

 

Le développement du secteur des assurances constitue également un levier important pour mieux protéger les ménages, les entreprises et les investissements contre différents risques.

 

Le
cinquième pilier place la santé, la protection sociale et le bien-être des
populations au cœur du développement humain.

 

Améliorer l’accès à des soins de qualité pour tous

 

Le
développement d’un pays repose également sur la capacité de sa population à bénéficier
de services de santé accessibles et de qualité.

 

Cela
suppose notamment :

 

–       
le
renforcement des infrastructures sanitaires ;

–       
l’amélioration
de l’accès aux soins ;

–       
la
disponibilité des médicaments et équipements ;

–       
le
développement des compétences du personnel de santé ;

–       
le
renforcement de la prévention et de la santé communautaire.

 

L’objectif
est de réduire les inégalités d’accès aux soins et de renforcer la qualité
globale du système de santé.

 

*
Renforcer la protection sociale

 

La
protection sociale vise à mieux accompagner les populations face aux risques
économiques et sociaux.

 

Elle
peut notamment concerner :

 

–       les personnes vulnérables ;

–       les familles à faibles revenus ;

–       les personnes âgées ;

–       les personnes en situation de handicap ;

–       les travailleurs et les ménages confrontés à des situations difficiles.

 

Le renforcement des mécanismes de protection sociale contribue ainsi à améliorer la résilience des populations et à favoriser une croissance plus inclusive.

 

Faire de la Guinée un pôle sanitaire attractif dans la sous-région

À plus long terme, le développement des infrastructures, des compétences
médicales et des équipements spécialisés pourrait permettre à la Guinée de
renforcer son offre sanitaire et de développer des services médicaux de
référence.

 

Cette ambition peut également contribuer à développer la formation médicale, la recherche en santé et les partenariats régionaux, tout en réduisant progressivement certaines évacuations sanitaires vers l’étranger

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